Notifications, e-mails, Teams, SMS, appels, LinkedIn… ce petit point rouge qui réapparaît sans cesse. On veut tout faire, on veut bien faire. Et si, justement, bien faire commençait par savoir s'arrêter ? Comme le rappelle Amélie, notre DRH, la déconnexion est trop souvent négligée — et chez Wakers, on a décidé d'en faire un vrai sujet de culture d'entreprise.
Définition C'est quoi, au juste ?
Le droit à la déconnexion, c'est notre droit de ne pas être joignable en dehors de notre temps de travail — et de ne pas consulter ni répondre aux mails, messages ou appels professionnels après nos horaires. Chez Wakers, il est inscrit dans notre accord temps de travail, avec des plages de connexion de référence fixées de 9h à 12h et de 14h à 18h. En dehors, on coupe. C'est à la fois un droit et une question de culture.
Contexte Une obligation légale, mais pas suffisante
L'ensemble des collaborateurs de Wakers étant en forfait-jours, inscrire le droit à la déconnexion dans l'accord de travail relève de l'obligation légale. Mais ce serait une erreur de s'en tenir là. L'entreprise l'a bien compris : écrire une clause dans un accord ne change pas les comportements.
La vraie démarche commence à l'étape suivante — former, communiquer, et encourager activement des pratiques de déconnexion, auprès des salariés comme des managers.
Pourquoi Ça compte vraiment
Notre métier de consultant alterne entre pics d'activité et périodes plus calmes. Le forfait jours nous laisse une grande autonomie pour nous organiser — à condition de respecter notre propre rythme. Les périodes creuses sont précieuses : elles servent à souffler, prendre du recul, monter en compétence et recharger les batteries.
Se déconnecter, ce n'est pas lever le pied sur son engagement. C'est tenir dans la durée.
Stratégie Trois piliers concrets
Parler ouvertement du droit à la déconnexion — en équipe et avec les managers — pour en faire un sujet normal, déstigmatisé, ancré dans la culture Wakers.
Mettre à disposition des salariés des outils simples à prendre en main pour structurer leur temps, protéger leur concentration et respecter celle des autres.
Les leaders déconnectent eux-mêmes, l'assument publiquement, et encouragent leurs équipes à faire de même. L'exemple vient d'en haut — et il libère.
Outils Ce qui change vraiment les habitudes
Wakers ne s'arrête pas aux bonnes intentions : l'entreprise a déployé un ensemble d'outils pratiques pour que la déconnexion devienne un réflexe du quotidien.
Collectif Et la déconnexion des autres ?
Notre liberté d'organisation s'arrête là où commence celle de nos collègues. Quelques réflexes simples à adopter au quotidien :
Un mail rédigé tard le soir ? On programme son envoi pour le lendemain matin, dans les plages de référence.
"Occupé" ou "Ne pas déranger" signifie quelque chose. On attend avant de solliciter.
Plutôt que 5 messages à la suite, on regroupe. Moins de bruit, plus d'efficacité pour tout le monde.
Pas de sollicitations en soirée. Quand le leader décroche, il donne une permission réelle à toute l'équipe.
Culture L'exemplarité, le levier le plus fort
Parmi tous les leviers actionnés, l'un se détache nettement : l'exemplarité des dirigeants. Alexandre, co-fondateur, va jusqu'à désinstaller ses applications professionnelles pendant ses congés. Et il le dit — ouvertement, devant tout le monde.
« Si nos dirigeants arrivent à le faire — eux qui sont les plus sollicités de la boîte — alors je m'autorise à le faire aussi. »
— Collaborateur WakersCe signal ne relève pas de la communication interne : il donne une permission réelle. Il dit aussi quelque chose d'essentiel — que l'organisation est construite pour que chacun puisse réellement décrocher, sans que tout s'effondre en son absence.
Pour aller plus loin, Amélie notre DRH en parle dans cette vidéo LinkedIn — à regarder si ce n'est pas déjà fait.
Chez Wakers, le droit à la déconnexion n'est pas une mesure isolée. C'est la conséquence logique d'une culture d'entreprise où le bien-être n'est pas un avantage accessoire, mais la fondation sur laquelle tout le reste repose. Se déconnecter, c'est aussi se respecter — et respecter les autres.